Chapitre 3 : La Révolution Démocratique Populaire

 

Celui qui se range du côté du peuple révolutionnaire est un révolutionnaire, tandis que celui qui se range du côté de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique est un contre-révolutionnaire. Celui qui se range en paroles seulement du côté du peuple révolutionnaire, mais agit tout autrement, est un révolutionnaire en paroles; celui-là est un parfait révolutionnaire qui se range non seulement en paroles mais en actes du côté du peuple révolutionnaire.

Mao Zedong

I. LE CARACTERE FONDAMENTAL DE LA REVOLUTION PHILIPPINE

En raison de la nature semi-coloniale et semi-féodale de la société philippine, l’étape actuelle de la révolution philippine ne peut que prendre un caractère national-démocratique. C’est une révolution nationale-démocratique, une révolution cherchant la libération du peuple philippin de l’oppression et de l’exploitation étrangère et féodale.

C’est une révolution nationale principalement parce qu’elle cherche à affirmer la souveraineté nationale contre l’impérialisme américain et contre ses laquais locaux. C’est une révolution démocratique principalement parce qu’elle cherche à répondre à la lutte paysanne pour la terre contre le féodalisme domestique et, en outre, elle cherche à faire respecter les droits démocratiques des larges masses du peuple contre le fascisme. Les contradictions principales dans la société philippine sont celles entre la nation philippine et l’impérialisme, et celles qui existent entre les larges masses du peuple et le féodalisme. Le fascisme, qui est maintenant en hausse, passe essentiellement par une répression militaire du peuple par l’état contre-révolutionnaire pour le compte de ses maîtres impérialistes et féodaux.

Parce que l’objectif principal de l’étape actuelle de la révolution philippine est de libérer le peuple philippin de l’oppression et de l’exploitation étrangère et féodale, on peut dire qu’elle est une continuation et une reprise de la révolution philippine de 1896 et de la guerre philippino-américaine, toutes deux mises en échec sous la direction de la bourgeoisie locale. En particulier sous la direction bourgeoise libérale du gouvernement d’Aguinaldo.

Il y a cependant une différence fondamentale entre la révolution nationale-démocratique actuelle et celle qui a subi une défaite des mains de l’impérialisme américain. La révolution nationale-démocratique actuelle est une révolution d’un type nouveau. C’en est ainsi en raison du fait que, depuis la Révolution d’Octobre et l’émergence du premier état socialiste de la première grande guerre inter-impérialiste, les luttes nationales-démocratiques contre l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique dans les colonies et semi-colonies font inévitablement partie de la révolution prolétarienne mondiale. Depuis lors, les conditions objectives de la révolution nationale-démocratique de l’ancien type ont cessées aux Philippines. La révolution bourgeoise mondiale a cessé de fournir l’orientation correcte pour la révolution nationale-démocratique. Plus que jamais, l’ancienne direction s’est fortement divisé en trois strates que sont la grande bourgeoisie compradore, la bourgeoisie nationale et la petite bourgeoisie qui ont des attitudes politiques clairement différentes. Nous sommes maintenant à l’étape de la révolution nationale-démocratique d’un type nouveau, la révolution démocratique du peuple.

La direction de classe concrète de la révolution philippine se trouve maintenant dans les mains du prolétariat et non plus dans les mains de la bourgeoisie ou de l’une de ses couches comme ce fut le cas auparavant dans l’ancien type de révolution nationale-démocratique. L’impérialisme américain, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique ne peuvent pas être renversés à moins que les larges masses du peuple soient dirigées par le parti révolutionnaire du prolétariat, le Parti Communiste des Philippines, sous la direction suprême du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung. Les revendications révolutionnaires et les aspirations de la classe ouvrière, de la paysannerie, de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale peuvent être correctement mis en avant et peuvent être réalisés uniquement sous la direction de classe du prolétariat et de son parti.

Le Parti Communiste des Philippines a été fondé dès 1930. Mais, parce qu’il a été gravement touché par le subjectivisme bourgeois dans son idéologie, l’opportunisme dans la politique et les violations du centralisme-démocratique dans sa vie organisationnelle, il n’a pas seulement manqué de mener à bien ses tâches révolutionnaires, malgré des conditions objectives extrêmement favorables à certaines périodes, en particulier pendant la période de la lutte anti-fasciste, mais il n’a pas pu non plus se conserver pour les presque deux décennies qui précédées son rétablissement, le 26 décembre 1968. Ce fut principalement parce que la ligne contre-révolutionnaire des Lavas et Tarucs a prévalu au sein du Parti jusqu’à ce qu’ils soient répudiés par un mouvement de rectification inspirée par le Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung.

Nous sommes maintenant arrivés à l’époque où l’impérialisme prend le chemin de son effondrement total et où le socialisme marche vers la victoire dans le monde entier. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a proclamé haut et fort le Marxisme-Léninisme de l’époque actuelle, la Pensée Mao Tsétoung, et a transformé la République Populaire de Chine en un bastion de fer de la révolution prolétarienne mondiale. Les peuples opprimés du monde ont maintenant une arme idéologique invincible pour vaincre l’impérialisme, le révisionnisme et toute réaction et peuvent espérer un avenir socialiste qui est devenu une réalité dans une partie importante du monde. La vérité universelle du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung est une arme invincible directement exercée par les partis révolutionnaires prolétariens conduisant les peuples opprimés du monde. C’est maintenant le Parti Communiste des Philippines qui est cherche ardemment à appliquer la vérité universelle du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung aux conditions concrètes des Philippines.

C’est maintenant la Nouvelle Armée Populaire ,sous le commandement du parti, qui porte des coups mortels contre la contre-révolution armée et construit les bastions de la révolution dans les campagnes avant la prise du pouvoir dans les villes. Il y a maintenant un front uni pour mener la guerre populaire et pour isoler l’ennemi. Il est basé sur l’alliance du prolétariat et de la paysannerie, comprenant plus de 90 pour cent de la population, et en outre, il englobe la petite bourgeoisie, la bourgeoisie nationale et d’autres patriotes. Les alliés locaux de l’impérialisme américain – la grande bourgeoisie, la classe des propriétaires terriens et des capitalistes bureaucrates – vont droit à leur perte.

En vertu des conditions concrètes actuelle de la société philippine qui sont semi-coloniales et semi-féodales, le Parti Communiste doit mener une révolution nationale-démocratique d’un nouveau type, la révolution démocratique du peuple. Bien que sa direction soit prolétarienne, la révolution philippine n’est pas encore une révolution socialiste prolétarienne. Il ne faut pas confondre l’étape nationale-démocratique et l’étape socialiste de la Révolution Philippine. C’est seulement après que l’étape nationale-démocratique ait été achevée que la direction révolutionnaire prolétarienne pourra mener à bien la révolution socialiste comme étape de transition vers le communisme.

II. LES CLASSES DANS LA SOCIÉTÉ PHILIPPINE

Dans le cadre de la révolution démocratique populaire, il est absolument nécessaire de faire une analyse générale des différentes classes dans la société philippine. Afin de connaître en détail et en profondeur les lois internes et le cours du développement historique des Philippines, nous devons reconnaître ces différentes classes. Nous devons connaître leurs attitudes politiques envers la révolution en reconnaissant leur situation économique respective. En connaissant leur statut économique et leurs attitudes politiques, nous pouvons déterminer qui sont nos vrais amis et qui sont nos vrais ennemis dans la lutte révolutionnaire contre l’impérialisme américain, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique.

Nous pouvons définir les classes et couches de la société philippine en les considérant comme de grands groupes de personnes différentes les unes des autres par la place qu’elles occupent dans un système de production social historiquement déterminé, par leur relation (de propriété ou de non-propriété) aux moyens de production, par leur rôle dans l’organisation sociale du travail, et, par conséquent, par les dimensions de la part de la richesse sociale dont elles disposent et le mode d’acquisition de celles-ci. En effet, la base de l’analyse de classe est la relation entre les exploiteurs et les exploités. Les différentes classes et couches deviennent encore mieux définies dans le cadre de la lutte politique, quand la révolution et la contre-révolution s’intensifient et aiguisent le conflit irréconciliable entre les exploiteurs et les exploités. La question du point de vue politique augmente par conséquent l’importance de ce critère dans l’analyse de classe.

La société philippine est composée des classes et couches suivantes:

1. La Classe des Propriétaires Terriens

Les propriétaires sont propriétaires de vastes étendues de terres agricoles. Ils ne participent pas à la main-d’œuvre essentielle et ils exploitent les masses paysannes principalement par l’imposition de la rente foncière. Ils prêtent également de l’argent à des taux usuriers, embauchent des travailleurs ou demandent des services subalternes comme forme de tribut, escroquent leurs locataires dans la comptabilité des dépenses pour les semis, les engrais, les pesticides, l’irrigation et dans l’utilisation de machines-outils afin d’augmenter la rente foncière arbitrairement. Ils rachètent les terres des paysans pauvres ou saisient des terres déjà cultivées par des petits colons ou des minorités nationales.

Ceux qui aident les propriétaires à la perception des loyers ou a la gestion de biens fonciers et qui sont mieux lotis que les paysans moyens sur la base de leur part dans l’exploitation féodale peuvent être mis dans la catégorie des propriétaires terriens. Telle est la position en général des surveillants et des administrateurs des terres.

Les usuriers qui comptent sur l’usure comme principale source de revenus et sont mieux lotis que les paysans moyens doivent être considérés comme des propriétaires terriens. Les meuniers et les propriétaires de machines agricoles qui facturent des taux excessifs, soit en grain soit en espèces des paysans partagent également ce caractère de propriétaire terriens.

Les locataires ou concessionnaires de vastes étendues de terres agricoles qui sont soit celles des réactionnaires gouvernementaux, des banques, des églises, des écoles ou des propriétaires absentéistes sont également dans la catégorie des propriétaires terriens, car ils se livrent à l’exploitation féodale des paysans. Les gestionnaires et les promoteurs de fausses coopératives agricoles peuvent être inclus dans la catégorie des propriétaires terriens, car ils tirent leurs revenus de l’exploitation féodale.

La classe des propriétaires terriens représente les relations de production les plus rétrogrades et réactionnaires et entrave le développement des forces productives. C’est le principal obstacle au développement politique, économique et culturel des Philippines. C’est la principale base sociale de la domination impérialiste, celle qui exploite le plus grand nombre de personnes dans le pays aujourd’hui. En même temps, elle est un simple appendice de la bourgeoisie internationale liée a l’impérialisme quand à sa survie et à sa protection, elle résiste à la révolution démocratique populaire violemment et est, par conséquent, une cible de la révolution. Elle soutient et utilise l’Église catholique comme une institution féodale pour protéger ses intérêts et elle a des représentants politiques dans le Parti Nacionalista, le Parti Liberal, le Mouvement Chrétien Social et d’autres organisations politiques réactionnaires depuis le niveau national juqu’au niveau du barrio.

Chaque fois que les paysans s’organisent eux-memes pour revendiquer leurs droits, la classe des propriétaires terriens n’hésite pas à utiliser la police, les forces armées, les tribunaux et les prisons de l’Etat réactionnaire pour les supprimer. Elle organise également ses propres bandes armées pour sécuriser sa propriété. Elle ne pourra jamais abandonner sa puissance économique et politique volontairement. Toutes les lois “de la réforme agraire” qui ont été faites par le gouvernement réactionnaire n’ont servi qu’à enrichir la classe des propriétaires terriens. Les organismes de “réformes agraire” du gouvernement réactionnaire permettent aux propriétaires terriens et aux bureaucrates d’exploiter les paysans à encore bien d’autres égards.

Pour des raisons tactiques, nous pouvons classer les propriétaires terriens de plusieurs façons. Ils peuvent être soit grand, moyen ou petit, sur la base de la quantité de terres qu’ils possèdent ou contrôlent. Certains manient l’autorité politique tandis que d’autres le font relativement peu. Il arrive souvent qu’ils y ait des cliques de propriétaires terriens qui soient antagonistes les unes aux autres. Certains propriétaires terriens sont despotiques tandis que d’autres ne le sont relativement pas. Bien que la classe des propriétaires terrien dans son ensemble soit une cible de la Révolution Philippine, les propriétaires qui sont grands, qui exercent l’autorité et qui sont despotiques sont les principales cibles. Ces propriétaires mènent la répression du mouvement révolutionnaire de masse et contractent souvent des dettes de sang.

Les propriétaires terriens qui sont les plus proches des impérialistes et qui sont les plus puissants dans le centre national du gouvernement réactionnaire sont impliqués dans l’exportation de produits agricoles comme le sucre, la noix de coco, le chanvre, le tabac, la banane et autres. Ils sont liés aux impérialistes à travers des accords de prêt sur leurs usines ou sur les machines et également par le biais d’accords de commercialisation. Ils sont une force décisive dans l’issue des joutes électorales réactionnaires parce qu’ils sont des grands financiers des campagnes et ils se disputent les sièges dans le gouvernement réactionnaire. Parce qu’ils percoivent des dollars américains, ils assument facilement le rôle de grande bourgeoisie compradore en se livrant à l’exportation et a l’importation de produits de base.

Les propriétaires terriens exerceant les exportations de cultures sont soit totalement, soit partiellement engagés dans l’agriculture capitaliste. Mais, invariablement, ils exploitent les paysans pauvres qui sont embauchés de façon saisonnière par les entrepreneurs pour servir les travailleurs agricoles sur une base temporaire. Les entrepreneurs et les surveillants aggravent l’exploitation de ces paysans pauvres et des ouvriers agricoles de diverses manières, en particulier par l’usure et par la tricherie sur les comptes.

2. La Bourgeoisie

La bourgeoisie dans la société philippine est composée de trois couches: la grande bourgeoisie compradore, la bourgeoisie moyenne ou bourgeoisie nationale et la petite bourgeoisie.

a. La Grande Bourgeoisie Compradore

La grande bourgeoisie compradore relie la bourgeoisie internationale avec les forces féodales dans les campagnes et profite le plus des relations commerciales avec les États-Unis et d’autres pays impérialistes, en particulier le Japon à l’heure actuelle. Elle a accumulé le plus grand capital local de par son rôle commercial principal et en tant qu’agent financier de l’impérialisme américain. Ensemble avec les grands propriétaires terriens avec qui elle est étroitement liée, la grande bourgeoisie compradore restreint le développement économique des Philippines parce que ses intérêts se trouvent dans la persistance de la domination impérialiste et féodale. Sa richesse est principalement tirée de l’exportation de matières premières locales (comme le sucre, les produits de noix de coco, les buches, les minerais, etc.) et l’importation de produits finis.

Aux Philippines semi coloniales et semi féodales, la grande bourgeoisie compradore a inévitablement de grands intérêts de propriétaire terriens parce que sa base économique d’origine est la propriété féodale de la terre et son intérêt persistant réside dans la production de matières premières, dont la majeure partie est agricole. La richesse des Philippines d’aujourd’hui est concentrée dans les mains de seulement cinquante grandes familles compradore-propriétaires. Parmi les plus grands représentants de la grande bourgeoisie compradore sont les Sorianos, Ayalas, Zobels, Elizaldes, Aranetas, Lopezes, Ortigases, Yutivos, Roxas-Chuas, Cojuangcos, Montelibanos, etc.

Les groupes compradores les plus riches des Philippines sont les Sorianos, Ayalas, Zobels et Roxas. Ils ont des intérêts directs même s’ils ne sont que des agents de l’impérialisme américain et des organisations religieuses dans des sociétés comme le Bancom, Ayala House of Investments, San Miguel Corporation, Atlas Consolidated Mining, Bislig Bay Lumber, Paper Industries Corporation of the Philippines, Nutritional Products, Coca-Cola Export Corporation, Atlas Fertilizers, Phelps Dodge, Central Azucarera de Don Pedro, Soriamont, F.G.U. Insurance Group, Bank of the Philippine Islands, People’s Bank and Trust Company, Industrial Textiles Manufacturing, International Engineering, Rheem of the Philippines, Herald-Mabuhay, Interisland Broadcasting Corporation, Radio Mindanao Network, STAATS, et une foule d’autres sociétés.

La grande bourgeoisie compradore contrôle le système politique actuel car elle sert de plus grand financier pour les campagnes politiques menées par les partis réactionnaires comme le Parti Nacionalista, Parti Liberal et des organisations politiques comme les chambres de commerce, les organisations civiques et des mouvements cléricaux. La grande bourgeoisie compradore est une cible de la révolution philippine et son attitude politique est violemment opposée aux aspirations nationales et démocratiques du peuple philippin. C’est la classe qui est la plus virulente dans la promotion de toute mesure politique, économique, culturelle et militaire pour la perpétuation et l’aggravation de la domination impérialiste dans la société philippine.

Les capitalistes bureaucrates sont étroitement liés avec les compradores et avec les propriétaires terriens. Ces fonctionnaires corrompus fournissent une sécurité armée immédiate necessaire au règne compradore dans les villes et au règne des propriétaire terriens dans les campagnes. Avec ce genre de règne, ils peuvent se livrer a la corruption et en même temps protéger leurs propres intérêts compradores et de propriétaires terriens. L’Etat réactionnaire des Philippines est essentiellement une dictature conjointe des compradores, des propriétaires terriens et des capitalistes bureaucrates.

Les administrateurs, les grands avocats des sociétés, les grands comptables, les marchands de main-d’œuvre et les publicistes réactionnaires et intellectuels hautement rémunérés au service direct de la grande bourgeoisie locale et internationale sont dans la catégorie de la bourgeoisie compradore. Leur attitude politique envers la révolution démocratique populaire est aussi vile et vicieuce que celle de leurs maîtres.

b. La Moyenne Bourgeoisie

La bourgeoisie moyenne est autrement appelé la bourgeoisie nationale. Elle est la strate intermédiaire entre la grande bourgeoisie compradore et la petite bourgeoisie. Elle est composée d’hommes d’affaires des villes et du pays qui sont intéressés à “l’industrialisation nationaliste”. Ses intérêts économiques vont de l’industrie artisanale, la pêche et l’industrie légère, aux entreprises de commercialisation moyenne et aux entreprises de transports et industries “intermédiaires” fortement dépendantes des matières premières importées. Les fabriques de la bourgeoisie nationale comprennent l’alcool, les chaussures et le cuir, les cigares et cigarettes, les outils agricoles simples, les filets de pêche, les cordes, l’huile de noix de coco, la farine, le textile, le ciment et les produits en béton, le matériel éducatif, le bois, les produits de la ferraille et tant d’autres.

La bourgeoisie nationale représente les rapports de production capitalistes dans le pays. Elle est opprimée dans une large mesure par l’impérialisme qui a ses propres investissements directs d’une grande et stratégique manière, déverse ses fabriques localement et manipule les politiques de base du gouvernement réactionnaire en ce qui concerne l’ensemble de l’économie, la monnaie, la politique budgétaire, les prêts étrangers, le crédit intérieur, les règles tarifaires et les règlements, la fiscalité et la commercialisation locale. En même temps, ceux qui appartiennent à la bourgeoisie nationale sont liés de diverses façons et degrés avec l’impérialisme à travers des contrats portant sur le crédit, les matières premières, le carburant, les brevets et autres.

La bourgeoisie nationale est généralement entravée par le féodalisme, mais en même temps, beaucoup de ses membres appartiennent à la classe des propriétaires terriens parce qu’ils dépendent de leur terre comme garantie pour obtenir des prêts auprès des banques pour leurs projets d’investissement. Dans leurs relations avec le gouvernement réactionnaire, ils se plaignent souvent de la corruption, mais en même temps, ils sont désireux de rejoindre les rangs des capitalistes bureaucrates.

La bourgeoisie nationale a un caractère double dans l’économie des Philippines. Pour cette raison, elle a une attitude incompatible avec la révolution démocratique populaire. Elle a une base économique faible et, par conséquent, son point de vue politique est mou. A certains moments, elle rejoint les travailleurs pour la révolution contre l’impérialisme américain et contre le féodalisme dans une certaine mesure. À d’autres moments, elle se joint à la grande bourgeoisie dans la contre-révolution.

La bourgeoisie nationale a l’ambition de devenir la grande bourgeoisie et de construire un Etat capitaliste sous sa dictature de classe. Ses principaux représentants sont friands de citer la transformation capitaliste du Japon féodal en Asie en exemple, et ils parlent souvent de la fusion des entreprises indépendantes vers des industries géantes.

Néanmoins, la moyenne bourgeoisie peut encore rejoindre les forces de la révolution philippine à certains moments et dans une mesure limitée. A l’époque où l’impérialisme va à son effondrement total et où le socialisme est en marche vers la victoire à travers le monde, la moyenne bourgeoisie ne peut échapper ni rester indépendante face a l’intensification de l’oppression impérialiste et féodale d’une part et face à l’intensification de la résistance des masses révolutionnaires de l’autre. Elle est contrainte de choisir entre la révolution et la contre-révolution. Elle n’a pas plus de chance de développer le capitalisme en totalité ou de dominer l’Etat actuel.

En ayant un double caractère, la bourgeoisie nationale a une aile gauche et une aile droite. L’aile gauche est la plus opprimée par la domination impérialiste et est toujours en danger de faillite en raison des combinaisons croissantes des monopolistes étrangers, de la grande bourgeoisie compradore et de la partie supérieure ou aile droite de la bourgeoisie nationale. En raison de sa situation, elle sympathise à la cause révolutionnaire des masses. Elle peut aussi gagner sur l’aile centrale et l’emporter sur l’aile droite si l’impérialisme et les forces antidémocratiques portent lourdement sur leurs intérêts de classe. Mais l’aile droite peut facilement basculer du côté de la contre-révolution en raison de sa peur des masses et de son proche attachement à la grande bourgeoisie. Le Parti doit toujours adopter une politique prudente en ce qui concerne le double caractère de la bourgeoisie nationale.

c. La Petite Bourgeoisie

La petite bourgeoisie est la couche la plus basse et la plus importante de la bourgeoisie locale. Elle comprend la grande majorité des intellectuels comme les enseignants, les jeunes étudiants, les professionnels à faible revenu, les employés de bureau et les responsables gouvernementaux inférieurs; les paysans moyens; les petits entrepreneurs; les maîtres artisans; les entrepreneurs charpentier; les pêcheurs avec leurs propres petits bateaux et outils motorisés; et les travailleurs qualifiés relativement bien payés.

Parmi les trois couches de la bourgeoisie locale, elle possède la plus petite quantité de biens. Elle se caractérise principalement par une autosuffisance économique provenant soit de la propriété d’une petite quantité de moyens de production ou par la possession d’une formation ou de compétences particulières. En comparaison avec la bourgeoisie nationale, elle a un revenu plus limité et généralement fixe et est certainement plus opprimés par l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique et est, par conséquent, beaucoup plus progressiste. Elle est une force motrice importante de la Révolution Philippine et est un allié fiable de la classe ouvrière.

La petite bourgeoisie mérite toute notre attention, car son soutien et sa participation à la révolution démocratique populaire est décisif dans le rééquilibrage des forces contre les ennemis nationaux et de classe du peuple philippin. Cette couche a trois niveaux – supérieure, moyenne et inférieure – distinguables sur la base générale du revenu. La petite bourgeoisie à chaque niveau a une tendance politique correspondante envers la révolution philippine.

Le niveau supérieur comprend ceux qui parviennent à avoir des économies de trésorerie ou des surplus de céréales chaque année. Ils sont les plus riches dans les rangs de la petite bourgeoisie et ils aspirent à se joindre à la moyenne bourgeoisie. Ils sont, cependant, une petite minorité dans la strate de la petite bourgeoise. Leur tendance politique est nettement influencée par la bourgeoisie. Ainsi, ils constituent l’aile droite de la petite bourgeoisie. Ils ont tendance à être influencés par les opinions politiques de la bourgeoisie dans les écoles et dans les médias réactionnaires et ils font écho à ces opinions comme si elles vennaient d’eux-mêmes. De leurs rangs sont souvent recrutés les dirigeants locaux des partis réactionnaires et aussi les membres provinciaux de divers clubs de style américain comme les Jaycees, Rotary, Lions et YMCA et également des groupes cléricaux comme le Mouvement Social Chrétien, les Chevaliers de Colombus, les Filles de Isabela, la Ligue des Femmes Catholiques, l’Action Catholique et le Cursillo.

Le niveau moyen de la petite bourgeoisie comprend ceux qui sont principalement dans une situation économique autonome et qui gagnent juste assez pour joindre les deux bouts. Ils sont extrêmement préoccupés par leur source de revenu de peur qu’ils ne tombent dans des difficultés. Ils sont soumis à l’influence politique du niveau supérieur, mais en même temps, ils sont soumis à l’influence du niveau inférieur agité de la petite bourgeoisie. Ils parlent avec beaucoup de violence contre les impérialistes et les exploiteurs locaux d’une manière très personnelle, mais en même temps, ils expriment des doutes quant à l’efficacité du mouvement révolutionnaire de masse. Ils ont une forte tendance à rester «neutre», mais ils ne sont pas opposés à la révolution. En raison de leur grand nombre, étant au moins la moitié de la petite bourgeoisie, ils doivent être gagnés à la fois pour la révolution non seulement pour modifier l’équilibre des forces uniquement au sein de la petite bourgeoisie, mais aussi au sein de toute la nation.

Le niveau inférieur de la petite bourgeoisie comprend ceux dont le niveau de vie est le plus bas et qui chaque année sont harcelés par le déficit de leurs comptes. Pour couvrir leurs difficultés financières, ils contractent des dettes de leurs parents et amis ou hypothéquent leurs biens à des usuriers. La misère de leurs vies est aiguisées par le fait qu’ils ont connu des jours meilleurs. Ils sont dans une grande détresse mentale alors qu’ils voient leurs moyens diminuer. Cette partie de la petite bourgeoisie est grande en nombre et tend à saluer et à accepter la sagesse de se joindre à la révolution. Elle est l’aile gauche de la petite bourgeoisie. En temps de crise ou de guerre, elle devient et une force distincte considérable participant rapidement au mouvement révolutionnaire de masse. Dans son mouvement vers l’avant, elle atteint le niveau moyen et même le niveau superieur de la petite bourgeoisie. Même à un stade initial, il est important de mener un travail politique parmi les semi-propriétaires paysans qui constituent le niveau inférieur et l’aile gauche de la petite bourgeoisie rurale ou qui progressivement tendent à chuter a l’état du semi-proletariat ou des paysans pauvres.

A ce stade, il est déjà clair combien il est important de susciter et de mobiliser les intellectuels à faible revenu et les jeunes étudiants qui constituent la majorité écrasante de la petite bourgeoisie urbaine. Dans les deux villes et les campagnes, la petite bourgeoisie a ce caractère particulier commun d’être économiquement en difficulte parce qu’elle doit envoyer ses enfants à l’école secondaire et au collège comme un moyen prévu de maintenir ou d’augmenter son statut.

Parmi les différents secteurs de la petite bourgeoisie, les intellectuels (jeunes étudiants, enseignants, professionnels à faible revenu et intellectuels) sont les plus importants et décisifs dans la préparation de l’opinion publique en faveur de la Révolution Philippine à l’échelle nationale. Les jeunes étudiants et les enseignants peuvent se joindre à l’avant-garde de la révolution culturelle en brisant la superstructure qui étouffe la nation et préserve le système d’exploitation. Ils sont en bonne position pour entreprendre cette tâche, car ils ont un sens politique aigu, ils sont la majeure partie des intelectuelles, ils sont les plus répandus et pourtant ils sont concentrés dans les écoles ou à des endroits particuliers dans les zones urbaines et rurales. Ils peuvent facilement relayer la propagande révolutionnaire et atteindre les masses dans tout l’archipel au-delà de la capacité des réactionnaires a réduire la vérité de la révolution démocratique populaire. Voilà pourquoi il est très important de faire de la propagande révolutionnaire et un travail révolutionnaire parmi eux.

La plupart de ceux qui appartiennent à l’intelligentsia ont un revenu fixe extrêmement limité et, par conséquent, ils sont extrêmement opprimés par l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique. La plupart des enseignants reçoivent des salaires qui sont à peine suffisants et beaucoup d’entre eux vivent dans la peur de perdre leurs emplois en raison des caprices du système. La plupart des étudiants vivent également dans la crainte d’avoir à interrompre leurs études ou ne pas avoir d’emploi après l’obtention de leurs diplômes. Ils dépendent de leurs familles qui sont essentiellement petite-bourgeoise et n’ont pas grand-chose à leur léguer. Il y a un certain nombre d’étudiants dans les villes qui travaillent en même temps en tant qu’employés de bureau, subalternes, conducteurs ou ouvriers a l’usine pour gagner leur vie et pour leurs frais d’inscription; ceux-ci proviennent soit de familles prolétariennes ou paysannes. Les intellectuels à faible revenu et les professionnels ont les mêmes difficultés économiques que la plupart de ceux qui appartiennent à l’intelligentsia. En général, l’intelligentsia est extrêmement réceptif à la propagande révolutionnaire.

Comme dans l’ancienne révolution démocratique, lorsque les jeunes étudiants étaient parmi de l’avant-garde du mouvement de propagande, la jeunesse étudiante est de nouveau parmi celle d’aujourd’hui, pour la démocratie populaire. La décennie précédente des années soixante a été marquée par un activisme révolutionnaire parmi les jeunes étudiants qui se déroule maintenant encore plus vigoureusement dans la décennie des années soixante-dix sous la forme de manifestations de masse militantes de plus en plus grandes combinant les intellectuels avec les ouvriers et les paysans et dans la forme de propagande des étudiants et des équipes d’enquête qui vont dans les usines, les fermes et dans les autres écoles pour mener un travail de masse sur une plus grande échelle. La jeunesse étudiante est une force importante qui aide le prolétariat dans la diffusion de la propagande révolutionnaire à l’échelle nationale.

La révolution démocratique populaire ne peut être avancée sans la participation des intellectuels révolutionnaires. Néanmoins, il faut reconnaître que les intellectuels sont typiquement subjectifs, individualistes, impétueux ou facilement intimidés à cause de leur origine, conditions de vies et perspectives politiques petite-bourgeoise. Ils sont sensibles aux idées contre-révolutionnaires, y compris au révisionnisme moderne centré en Union soviétique et aux idées pseudo-révolutionnaires comme celles de Che Guevara, Herbert Marcuse et Régis Debray, pour en citer quelques unes. Ils peuvent surmonter leurs faiblesses et leurs lacunes qu’en s’impliquant profondément dans des luttes des masses sur une longue période de temps. Certains abandonneront et quelques-uns vont même devenir ennemis de la révolution, mais d’autres vont révolutionner et remodeler leur pensée et persister dans les rangs des révolutionnaires. En tout temps, le prolétariat doit être attentif à leurs faiblesses.

3. La Paysannerie

La paysannerie se distingue de toutes les autres classes par le fait que tous ses membres cultivent la terre. Elle est la principale force de l’économie nationale. Elle compose 75 pour cent de l’ensemble de la population des Philippines. Elle dispose de trois couches; à savoir, les paysans riches, les paysans moyens et les paysans pauvres.

a. Les Paysans Riches

Les paysans riches sont autrement appelés la bourgeoisie rurale et représentent environ cinq pour cent de la population rurale. Ils sont en règle générale propriétaires de la terre qu’ils cultivent et ont des terrains excédentaires en plus. Sinon, ils possèdent seulement une partie des terres et louent le reste ou ils ne possèdent pas de terre du tout, mais louent une quantité considérable de terres. En cultivant eux-mêmes la terre et en exploitant les autres sur la partie excédentaire de la terre qu’ils possèdent ou louent, ils tirent un surplus en céréales ou en espèces au-dessus de leurs dépenses annuelles.

Bien qu’ils travaillent eux-mêmes, ils se livrent à l’exploitation, soit par l’embauche de main-d’œuvre agricole ou en laissant louant une partie de leurs terres aux paysans pauvres. Ils ont de meilleurs outils agricoles et aussi plus d’animaux de travail. Ils ont plus de capital pour améliorer leurs cultures avec des engrais et des pesticides ainsi que leurs champs avec des installations d’irrigations. Mis à part l’embauche de la main-d’œuvre agricole ou la perception des loyers des terres, ils se livrent à de telles autres formes d’exploitation que l’usure, la location des animaux de travail et des outils agricoles, la gestion d’un magasin local et autres. Ils représentent le semi-feodalisme dans les barrios et sont susceptibles de faire écho aux points de vue des petits propriétaires ou des petits commerçants.

Les paysans riches atteignent le statut des propriétaires terriens quand ils commencent à dépendre entièrement ou principalement de leurs revenus issus de l’embauche de la force de travail des autres, en conservant leurs locataires, en se livrant à l’usure, en louant des animaux de travail et des outils agricoles ou en s’en servant comme superviseurs ou administrateurs de propriétés foncières ou terres communales. Lorsque la réaction est à la hausse dans des zones particulieres, une poignée de paysans riches deviennent alors des tyrans locaux et deviennent des chiens de gardes enragés des propriétaires terriens despotiques. La classe des propriétaires terriens essaie toujours de faire usage des paysans riches comme d’instruments pour faire tourner a leur avantages les «conseils des barrios», ainsi que l’organisation de bandes armées contre les paysans révolutionnaires. Notre politique est de contrecarrer les efforts des propriétaires terriens et de gagner au moins la neutralité des paysans riches dans la révolution.

Il doit être reconnu comme une règle générale que la forme de production des riches paysans est utile pour une période déterminée. Une politique prématurée de liquidation doit être strictement évitée. Les paysans riches peuvent être une aide à la lutte anti-impérialiste des masses paysannes et ils peuvent rester neutres durant la révolution agraire contre les propriétaires terriens. Les paysans riches ne devraient pas être indistinctement traités comme des propriétaires terriens ou des sales riches. D’autre part, une politique générale devrait être adoptée pour les encourager à faire des contributions en céréales ou en espèces à la révolution. En même temps, des mesures précises doivent être prises pour remplacer leur domination politique dans les barrios par celle du prolétariat a travers le Parti, le semi-proletariat, et les principaux militants des paysans moyens. Des mesures doivent également être prises pour se prémunir contre la possibilité qu’ils se retournent contre la révolution. Cependant, l’opportunisme des paysans riches face a l’ennemi ne doit pas être considéré automatiquement comme une trahison. Ceux qui ont volontairement fait des dommages graves ou contracté des dettes de sang contre les masses révolutionnaires doivent être traitées au cas par cas.

b. Les Paysans Moyens

Les paysans moyens peuvent être appelés la petite bourgeoisie rurale et ils comprennent environ quinze à vingt pour cent de la population rurale. Ils ont en regle generale des terres qui leur permettent d’etre plus ou moins auto-suffisant. Sinon, ils possèdent seulement une partie de la terre et louent le reste ou alors ne possèdent pas de terre du tout et la louent entierement. Mais en tout cas, ils reposent principalement sur leur propre travail pour gagner un revenu qui leur permet d’être autonomes. Ils peuvent parfois pratiquer l’exploitation, mais c’est seulement dans une faible mesure et ce n’est pas leur source habituelle ou principale de revenus. Ils ont des outils agricoles adéquats, des liquidités pour les dépenses agricoles et au moins un animal de travail. En raison de leur autonomie caractéristique, les paysans moyens ne doivent pas vendre leur force de travail. Certains membres de leur famille peuvent avoir certaines compétences particulières, mais ils vont gagner de l’argent supplémentaire que dans le but d’être en mesure d’améliorer leurs maisons ou d’envoyer quelqu’un à l’école.

Il existe trois niveaux de paysans moyens. Ceux qui appartiennent au niveau supérieur ont un peu plus que ce qu’il leur faut de terres, ou font un peu plus de récolte ou obtenir un peu plus de part de la récolte que ce n’est suffisant pour leurs familles. Ils aspirent au statut de paysans riches et ils ont donc tendance à prendre l’attitude politique de ces derniers. Ceux qui appartiennent au niveau moyen des paysans moyens ont juste assez de terre ou gagnent juste assez pour les rendre autonomes. Ils cherchent à gagner un peu plus dans une tentative pour atteindre le statut des paysans moyen-supérieur et pour eviter de tomber dans l’endettement. Ils sont parfois endettés mais ils parviennent à rester à un niveau stable. Ils ont tendance à suivre l’opinion des paysans moyens supérieures et des paysans riches dans les temps calmes. Mais ils suivent facilement l’opinion des paysans moyens-bas et des paysans pauvres dans une situation de plus en plus difficile ou lorsque la vague du mouvement révolutionnaire est forte. Ceux qui appartiennent au niveau inférieur des paysans moyens sont toujours troublés par l’insuffisance et par la mauvaise qualité de leurs terres, par leur manque de liquidités et par l’augmentation de tas de dettes. Les usuriers frappent à leurs portes pour les déclarer en défaut de pairment de leurs prêts hypothécaires et pour les informer de leur nouveau statut de paysans pauvres.

Les paysans moyens arrivent austèrement à joindre les deux bouts. Mais leur vie sont souvent perturbés par des mauvaises récoltes ou par une maladie grave dans la famille. Alors que la crise dans la société philippine se dégrade rapidement, cependant, l’integralite de la partie supérieure, moyenne et des paysans moyens-inferieur tendent a chuter en direction de la faillite. Ils sont impitoyablement pressés par la hausse des coûts de production agricole et par les prix des produits de base.

Les paysans moyens sont prêts à se joindre à la lutte anti-impérialiste et a la révolution agraire en raison de leur condition directe d’opprimée et d’exploitée. C’est d’une grande importance de mener une propagande révolutionnaire parmi eux. Leur attitude positive ou négative est l’un des facteurs déterminants de la victoire ou de la défaite, non seulement à la campagne, mais dans tout le pays. Leur soutien enthousiaste est particulièrement nécessaire dans la réalisation de la révolution agraire et nous devons nous rappeler que, après la révolution agraire, les paysans moyens deviendront la majorité de la population rurale. Les paysans moyens accueillent et peuvent accepter la coopération agricole et le socialisme. Ils sont, par conséquent, un allié fiable du prolétariat et une force motrice importante de la Révolution Philippine.

c. Les Paysans Pauvres

Avec les ouvriers agricoles, les paysans pauvres representent 75 à 80 pour cent de la population rurale. Ensemble avec les semi-propriétaires paysans, les paysans pauvres sont inclus dans la catégorie du semi-proletariat. En regle general ils ne possèdent pas de terres et ne s’en servent que comme locataires des seigneurs féodaux. Certains d’entre eux possèdent un lopin de terre, mais cela est tout à fait négligeable, car ils dépendent pour leur subsistance principalement sur leur statut de locataire. Ils possèdent quelques outils agricoles et beaucoup d’entre eux peuvent seulement emprunter ou louer des animaux de travail. La principale forme d’exploitation subie par les paysans pauvres est le paiement régulier de la rente foncière qui est équivalent à la moitié de leur récolte ou encore plus. C’est cette strate des paysans qui est la plus soumise à l’usure et a d’autres formes d’abus féodaux. Dans de nombreux cas, ils sont trompés par les propriétaires terriens dans la comptabilisation des dépenses agricoles. Les paysans pauvres plus que tout autre strate paysanne doivent compléter leur part de maigre récolte en plantant des cultures secondaires, en élevant des volailles ou des porcs, par la pêche, l’artisanat, le colportage, ou la vente de leur force de travail comme ouvriers dans la construction ou comme travailleurs agricoles saisonniers. Les paysans pauvres sont souvent obligés de vendre leur force de travail pour une période déterminée et pour un temps considérable, contrairement aux paysans moyens qui vendent leur force de travail qu’à l’occasion ou en partie. Les paysans pauvres ont généralement des fonds insuffisants tant pour leur subsistance que pour leurs dépenses agricoles. Ils cherchent souvent l’aide de parents et amis, ou utilisent leur récolte pour garantir les dettes des propriétaires et des prêteurs d’argent.

Les paysans pauvres et la majorité écrasante des semi-propriétaires paysans constituent la plus grande force motrice de la Révolution Philippine. Le problème de la terre est leur problème essentiel. Il est, par conséquent, le principal problème de la révolution démocratique populaire. Dans le processus de creation d’une solution révolutionnaire à ce problème, la force la plus gigantesque de la société philippine est suscité et mobilisé pour écraser non seulement les propriétaires terriens mais aussi les impérialistes, la grande bourgeoisie compradore et les capitalistes bureaucrates. Chacun d’entre eux ont longtemps conspiré pour maintenir la paysannerie dans la servitude. Toutes les lois adoptées dans le cadre des «réformes foncières» par ces contre-révolutionnaires ont été calculés pour consolider les exploiteurs des masses paysannes dans cette société semi-coloniale et semi-féodale.

La paysannerie, à savoir, les paysans pauvres et moyens, est l’allié naturel et le plus fiable du prolétariat et est la principale force de la Révolution Philippine. C’est seulement sous la direction du prolétariat que la paysannerie peut parvenir à la libération de ses oppresseurs et seulement en forgeant l’alliance la plus solide avec elle que le prolétariat peut mener la Revolution Philippine à la victoire. De puissants contingents armés ne peuvent être tirées en grand nombre par le parti révolutionnaire du prolétariat que des rangs de la paysannerie. La révolution démocratique populaire est essentiellement une guerre paysanne parce que sa principale force politique est la paysannerie, son principal problème est le problème de la terre et sa principale source de combattants rouges est la paysannerie.

Avec le soutien de la paysannerie, le parti révolutionnaire du prolétariat et l’armée populaire peuvent tirer pleinement parti du développement inégal de la société philippine. La campagne est l’endroit où la labeure paysanne peut être transformé en un vaste océan pour noyer les ennemis de la révolution philippine. C’est ici que les forces révolutionnaires vaincront d’abord les contre-révolutionnaires avant la saisie définitive du pouvoir dans les villes. La campagne offre la zone la plus large possible de manœuvre pour les révolutionnaires parce que les contre-révolutionnaires n’ont d’autres choix, que de concentrer leurs forces pour la défense de leurs centres urbains de pouvoir économique et politique et aussi pour garder leurs principales lignes de communication et de transport. En outre, alors le mouvement révolutionnaire s’intensifie, les factions dans les rangs contre-révolutionnaires luttent plus amèrement et plus violemment, forçant ainsi selon quelque soit la faction au pouvoir à conserver ses forces d’élite dans les villes ou dans des camps de réserve pour se défendre des coups d’Etat.

Le prolétariat doit poursuivre un front uni anti-féodal révolutionnaire afin de mobiliser dans toute la mesure du possible les forces révolutionnaires a la campagne. Il devrait s’unir avec les paysans pauvres, les paysans moyen inférieur et les travailleurs agricoles comme ses alliés les plus fiables. Ceux-ci, à leur tour peuvent gagner toute la paysannerie moyenne à neutraliser les paysans riches et à isoler la classe des propriétaires terriens et autres tyrans locaux.

4. Le Prolétariat

Le prolétariat se réfère principalement aux ouvriers de l’industrie et secondairement à d’autres travailleurs. C’est une classe qui est dépossédée de tout moyen de production et doit vendre sa force de travail aux propriétaires capitalistes des moyens de production. Elle est exploitée en étant forcée de créer de la plus-value tout en recevant en retour un salaire de subsistance maigre, beaucoup plus faible que cette plus-value que ses employeurs capitalistes s’approprient.

En raison de la nature semi-coloniale et semi-féodale de la société philippine d’aujourd’hui, le prolétariat industriel philippin est de petite taille par rapport à la paysannerie. Il comprend environ 15 pour cent de la main-d’oeuvre totale dans le pays. Il varie en nombre de 1,8 à 2,0 millions.

Les ouvriers industriels travaillent dans le transport terrestre, maritime et ferroviaire; dans les mines et carrières; dans l’exploitation forestière et dans les cours à bois; dans les usines de sucre, de noix de coco et les usines de décapage d’abaca; les usines d’utilité publique; la préparation d’aliments; dans les usines boissons et brasseries; dans les tannerie et les usines de chaussures; dans les usines textiles; dans les presses; dans les entreprises de marchandisage; dans les usines de produits chimiques et de médicaments; dans les usines de savon et de produits cosmétiques; dans les raffineries de pétrole; dans les moulins à farine; dans les usines de ciment; dans les usines de pâtes et de papiers; dans les usines metallurgique, de feraille et de traitement de l’acier; et dans plusieurs autres entreprises et lignes industrielles. Les plus grandes entreprises et les plus stratégiques sont détenues et contrôlées par des entreprises de monopole americaines. Dans le cas contraire, ils appartiennent à la grande bourgeoisie locale et a la bourgeoisie moyenne, ces derniers jouant un rôle secondaire dans l’économie dans son ensemble.

Les ouvriers industriels sont extrêmement opprimés et exploités par l’impérialisme américain, le capitalisme local et le féodalisme. La soi-disant loi Magna Carta du Travail n’a pas vraiment été une aide pour eux. Elle a simplement été remplie d’un tas de chiffons concessieux et trompeur emis par les contre-révolutionnaires après une répression brutale du Parti Communiste des Philippines et du Congrès des Organisations du Travail. Les ouvriers reçoivent des salaires bas qui sont encore coupés par l’inflation continue et sont privés dans les faits des certains droits minimaux comme la syndicalisation, la sécurité de l’emploi, l’indemnisation en cas de décès et de blessures, les heures supplémentaires, les congés de maternité et de maladie payés, les soins médicaux et dentaires réguliers, la pension de retraite et autres. L’armée, la police, les tribunaux et les prisons sont impitoyablement utilisé egalement contre eux quand ils se lèvent pour faire valoir leurs droits. Le nombre excessif de chômeurs et de sous-employés en raison du retard général de l’économie est toujours utilisée par les exploiteurs pour les menacer de les remplacer ou de les faire licencier, et cela est utiliser pour tirer vers le bas leurs salaires et leurs conditions de vie.

Avant que les employeurs réactionnaires ne cèdent et fassent des concessions, ils soumettent les ouvriers aux tromperies les plus vicieuses et, lorsque cela se révèle futile, à la force brutale de l’Etat contre-révolutionnaire. Les fonctionnaires du gouvernement réactionnaire sont donnés des honoraires supplémentaires, des pots de vin et d’autres privilèges spéciaux pour réprimer les ouvriers grèvistes. Les concessionnaires de travail viennent également s’ajouter à cela pour induire en erreur les ouvriers en les incitant à capituler ou à limiter leur lutte économique, en transformant purement et simplement leurs luttes en de pâles revendications de «négociations de convention collective» et en empêchant ainsi les ouvriers d’élever leur conscience de classe. Les exploiteurs font des concessions à une certaines partie des ouvriers uniquement quand il n’y a pas d’autre moyen face a une puissante unité ouvrière. Mais ils ne cessent de chercher des moyens pour reprendre ce qu’ils ont concédé et intensifient l’exploitation du prolétariat et d’autres travailleurs.

En plus des ouvriers industriels, il y a des ouvriers agricoles principalement dans les grandes exploitations agricoles de sucre, de noix de coco, de fibre, d’agrumes, d’ananas, de banane et de légumes. Ils travaillent les plus longues heures, reçoivent les salaires les plus bas et subissent les pires conditions. Ils sont exploités par les impérialistes, les propriétaires terriens, les entrepreneur du travail et par les usuriers. Comme les ouvriers industriels, les ouvriers agricoles sont des salariés, et ne possèdent aucun moyen de production. Ils sont le prolétariat rural.

Le prolétariat industriel est la force la plus avancée de la production dans le pays d’aujourd’hui. Il est internationalement associé à la force la plus avancée de la production dans les pays impérialistes et dans le monde en général. Il est associé à la forme la plus avancée de l’économie, le socialisme. Dans toute l’histoire de l’humanité, le prolétariat a émergé comme la force la plus avancée de la production en créant des moyens modernes de production à grande échelle. Sur la base de son statut économique et de son expérience politique, le prolétariat est devenu la force politique la plus avancée au niveau international et national. Cette vérité est devenu parfaitement claire à l’époque du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Zedong quand l’impérialisme se dirige vers son effondrement total et que le socialisme est en marche vers la victoire dans le monde entier.

Le prolétariat philippin est non seulement une force motrice de base de la Révolution Philippine, mais il en est aussi la principale force. Il est le porte-étendard du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Zedong, l’idéologie révolutionnaire du prolétariat qui guide la révolution démocratique populaire maintenant et la révolution socialiste par la suite. Parmi les masses laborieuses, le prolétariat a le Parti Communiste des Philippines pour représenter sa direction de classe. Il est la classe qui peut avoir une compréhension complète de la philosophie matérialiste, du matérialisme dialectique et historique, de l’économie politique, des sciences sociales, de la guerre populaire, de la construction du parti et de la grande révolution culturelle prolétarienne.

Les travailleurs sont aujourd’hui la classe la plus concentrée dans la société philippine; en grand nombre, ils travaillent ensemble tous les jours. Ils ont un fort sens de l’organisation et de la discipline. Ils peuvent utiliser leurs grèves pour tempérer leur direction de classe et pour se préparer à la prise du pouvoir politique, de concert avec la paysannerie et d’autres sections exploitées de la population. En menant des grèves générales en coordination avec l’armée populaire, ils peuvent paralyser ou renverser leurs ennemis de classe.

Ne possédant pas de moyens privés de production et etant soumise à l’oppression et à l’exploitation la plus brutale, ils sont toujours prêts à exercer leur direction de classe et à frapper les oppresseurs et exploiteurs du peuple philippin.

Etant jeune en comparaison avec le prolétariat des pays impérialistes, le prolétariat philippin a des liens naturels avec la paysannerie qui sont proches et fort. La plupart des ouvriers philippins sont issus de familles paysannes. Ils peuvent tirer pleinement parti de leurs barrios d’origines et des relations de sang qu’ils ont en divers points de l’ensemble du pays pour lancer la guerre populaire. À l’heure actuelle, il y a un nombre croissant d’ouvriers qui vont à la campagne pour conjoindre avec la paysannerie dans la lutte armée révolutionnaire. Les ouvriers de ces entreprises qui se trouvent a la campagne, comme les mines et les carrières, les lignes de transport, l’exploitation forestière et la coupe de bois, les plantations, les usines de ciment et d’autres sont étroitement liés avec les masses paysannes et sont facilement attirés par la cause révolutionnaire.

Le prolétariat philippin a une histoire splendide de lutte révolutionnaire. Bien que toujours inconscient de leur idéologie révolutionnaire, du Marxisme, les ouvriers philippins dirigé par Andres Bonifacio ont initié et participé vigoureusement dans l’ancienne révolution nationale-démocratique. Au cours de la guerre philippino-américaine, les ouvriers de l’imprimerie du journal officiel du gouvernement révolutionnaire ont créé le premier syndicat. Après la défaite du gouvernement d’Aguinaldo par l’impérialisme américain, ils ont courageusement continué à créer des syndicats malgré les attaques brutales lancées par les impérialistes et par leurs laquais locaux pour les supprimer.

Incapable de les arrêter, les impérialistes américains ont tenté de diviser les rangs du prolétariat en propageant localement le syndicalisme réactionnaire de la Fédération Américaine du Travail (AFL) et, après le triomphe de la Révolution d’Octobre, en promouvant un anti-bolchevisme hystérique. Malgré l’utilisation combinée de la force et de la tromperie, le Parti Communiste des Philippines a été créé en 1930, marquant le début formel de l’intégration de la théorie et de la pratique du Marxisme-Léninisme dans la pratique concrète de la Révolution Philippine. Depuis lors, l’impérialisme américain et ses laquais locaux sont devenus encore plus féroce en s’attaquant aux ouvriers révolutionnaires et en utilisant toutes sortes de subterfuges pour les attaquer et en faisant usage des faiblesses internes du Parti.

Quelques mois seulement après sa création, le Parti a été brutalement attaqué par les impérialistes américains avec l’utilisation de la clique fantoche de Quezon et de la gendarmerie fantoche. Dans la période de 1935 à 1941, les représentants politiques de la bourgeoisie dirigée par Vicente Lava se sont glisser dans le Parti pour jeter les bases de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire des Lavas et Tarucs. Cette ligne est devenue plus nette en 1938 lorsque le Parti Communiste et le Parti Socialiste ont fusionné.

Pendant la guerre de resistance anti-japonaise, le prolétariat et le Parti Communiste des Philippines ont atteint une force considérable en menant la paysannerie dans la lutte armée révolutionnaire. Mais dès le retour des impérialistes américains en 1945, les agents révisionnistes contre-révolutionnaires de la bourgeoisie, les Lavas et Tarucs, ont manoeuvré le Parti en prenant le chemin erronée de la lutte parlementaire et ont permis à l’impérialisme et au féodalisme de récupérer les zones où les ouvriers et les paysans avaient remporté des victoires démocratiques substantielles.

Malgré l’opposition voilée des Lavas et Tarucs, la lutte armée a été reprise sur l’insistance des masses révolutionnaires. Sous couvert d’essayer d’obtenir une victoire militaire rapide sous deux ans, les agents contre-révolutionnaires de la bourgeoisie dirigée par Jose Lava au sein du Parti ont abandonné le principe de la construction de la force combattante populaire étape par étape dans une période de temps protractée et, ainsi, ont saboté la révolution de concert avec les impérialistes américains, la grande bourgeoisie compradore, la classe des propriétaires terriens et les capitalistes bureaucrates, qui ont lancés des campagnes vicieuses “d’encerclement et d’anéantissement” contre le peuple et le Parti. En 1951, l’Etat fantoche a détruit le plus grand et le plus fort mouvement syndical, le Congrès des Organisations du Travail, en commettant toutes sortes d’abus terroristes contre ses officiers et hommes de troupes. C’est seulement après avoir détruit cette organisation démocratique que les réactionnaires ont mis en place la soi-disante loi Magna Carta du Travail pour permettre à ses agents d’induire en erreur ceux qui le pouvaient etre parmi les ouvriers.

Après avoir subi des défaites militaires désastreuses, les agents contre-révolutionnaires de la bourgeoisie au sein du Parti, les Lavas et Tarucs, ont pris une série de mesures en vue de la liquidation. Luis Taruc se rendit en 1954 et Jésus Lava a fait de même en 1964. Le mouvement révolutionnaire de masse est devenu sabotée à cause de la longue période pendant laquelle la ligne révisionniste contre-révolutionnaire des Laves et Tarucs a prévalu au sein de l’ancien Parti Communiste. Le vieux Parti Communiste n’a pas seulement manqué de prendre le pouvoir, mais il a également omis de se préserver pour mener plus loin la lutte armée révolutionnaire.

Le prolétariat a été la proie de dirigeants syndicaux réactionnaires et d’autres sortes d’escrocs. L’attaché americain pour le travail, la CIA, l’AID, les représentants de l’AFL-CIO, la ICFTU et le ILO, les fondations américaines (Asia, Rockefeller, Ford et autres), le Centre d’Education du Travail de l’Asie, l’Institut de l’Ordre Social, le Centre des Syndicats Philippins, la Fédération des Travailleurs Libres, l’Organisation des Travailleurs du Transport et Autres et tant d’autres camouflage réactionnaires (31) ont pour un temps assez long essayés de tromper le prolétariat. Pourtant, les escrocs formés, gérés et subventionnés par ces entités anti-communistes et anti-prolétariennes ont à peine enrolé dix pour cent de la classe ouvrière philippine dans tous leurs faux syndicats. Il est évident que les travailleurs peuvent être organisés et mobilisés que sous la direction théorique du Marxisme-Léninisme-Pensee Mao Zedong et sous la direction pratique du parti révolutionnaire prolétarien, le Parti Communiste des Philippines.

Le Semi-proletariat

Un taux de chômage élevé est une caractéristique fondamentale d’un pays semi-colonial et semi-féodal. Avec une population de 37 millions, les Philippines ont une armée de réserve de main-d’œuvre qui est de trois millions de chômeurs et de sept millions de sous-employés. Le gouvernement réactionnaire cachede manière mensongère ce fait par de faux chiffres sur l’état du chômage. Artificiellement, il considère les millions de personnes qui appartiennent au semi-proletariat comme pleinement employé.

L’immense multitude de paysans pauvres et de semi-propriétaires qui appartiennent au semi-proletariat ont été présentés. En dehors de cela, il y a encore d’autres sections du semi-proletariat qui comprennent une partie importante de la population. Les plus nombreux d’entre eux sont les pauvres pêcheurs cotiers et ceux qui pechent sur les rives des lacs. Le reste des semi-prolétaires se trouvent principalement dans les villes et dans les zones urbaines.

Les semi-prolétaires souffrent de dépossession, de sous-compensation, d’irrégularité et d’insuffisance des revenus et de l’insécurité. Il y a ceux qui ont seulement de simples outils comme les petits artisans, les charpentiers et les maçons, les petits photographes, les réparateurs ambulants et les pêcheurs pauvres. Il y a ceux qui ont seulement une petite quantité de fonds pour poursuivre leur vie comme colporteurs ou comme petits étalagistes. Il y a ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre comme les porteurs provinciaux de quai, les porteurs dans les marchés, les assistants dans les magasins, les apprentis dans des ateliers clandestins, les conducteurs de cyclo-pousse, certains conducteurs de jeepney, les employés de maison, les assistants dans les restaurants et autres. Ce sont des gens qui ne peuvent pas être embauchés en tant que salariés réguliers dans les entreprises industrielles, ni en tant que locataires réguliers a la campagne en raison des conditions semi-coloniales et semi-féodales.

Ces semi-prolétaires sont une force motrice pour la révolution démocratique populaire. Ils peuvent être organisés dans des associations locales même si elles ne sont pas aussi concentrés que le prolétariat industriel. Ils sont impatients de combattre les ennemis nationaux et de classe du peuple philippin.

Le Lumpen Prolétariat

A cause du degré élevé de chômage aussi bien dans les villes que dans les campagnes, les rangs du lumpen prolétariat continuent à augmenter. Cette couche est composée de la lie de la société philippine. Elle est apparu à la suite de l’oisiveté forcée. Elle est composée de voleurs, de pillards, de bandits, de mendiants, de proxénètes et de prostituées, de clochards, de vagabonds et tous les autres éléments qui ont recours à des actes anti-sociaux pour gagner leur vie. Ils apparaissent manifestement dans les bidonvilles. Beaucoup d’entre eux viennent des provinces pour chercher des emplois qui ne sont pas disponibles dans les villes. Ils sont organisées dans des gangs comme le OXO, Sigue-Sigue, Bahala Na et autres.

Ils agissent souvent comme des briseurs de grève, des perturbateurs des actions démocratiques, des informateurs ou comme hommes de main à louer. Beaucoup d’entre eux vont à la campagne pour se livrer au banditisme, à l’extorsion, au vol de betails, à la piraterie et autres. La plupart de ceux qui sont recrutés par les forces armées réactionnaires dans les “Monkees,” au BSDU, ou dans d’autres groupes de tueurs viennent du lumpen prolétariat. Dernièrement, le gouvernement réactionnaire a adopté la pratique malveillante d’envoyer dans les rangs des manifestants des agents secrets et des forces lumpen-prolétaires embauché pour attaquer les établissements petits-bourgeois et pour perturber et empêcher les manifestations d’atteindre le voisinage du Palais de Malacanang et de l’ambassade des États-Unis.

Les lumpen prolétaires sont extrêmement instables. Ils sont facilement achetés par l’ennemi et sont aptes à une destruction insensée. Mais certains d’entre eux peuvent être remodeler. Leur courage au combat et leur haine de l’Etat fantoche et de l’exploitation peuvent être mis au service de la lutte révolutionnaire, sous conditions que des garanties soient prises. Quand ils se joignent à la révolution, ils deviennent la source de l’idéologie anarchiste et des rebelles itinérants. La clique de gangster de Taruc-Sumulong et le gang Monkees-Diwa symbolisent ces lumpen prolétaires non-remodelés qui tentent de dénaturer l’armée populaire.

Toutes les classes et couches présentées ci-dessus couvrent globalement la société philippine. Il est impossible pour aucune personne aux Philippines aujourd’hui de prétendre qu’elle ne fait pas partie d’une de ces classes ou d’une des strates à l’intérieur d’une classe. Toute personne appartient à une classe déterminée et porte la marque de cette classe.

Si la structure de base de la société philippine doit être présenté graphiquement, une pyramide devrait être dessinée avec la grande bourgeoisie et la classe des propriétaires terriens, ainsi que leurs plus grands agents politiques – les grands capitalistes bureaucrates – à la plus petite pointe représentant même pas un pour cent de la population nationale. Immédiatement en-dessous de cette pointe se trouverait une tranche extrêmement mince représentant la bourgeoisie nationale. Elle est suivie par une autre tranche relativement plus épaisse qui représente ce qui équivaut à environ sept pour cent – la part de la petite bourgeoisie (à l’exclusion des paysans moyens) dans la population. Dans le langage de la sociologie bourgeoise, tant la bourgeoisie nationale que la petite bourgeoisie, y compris les paysans moyens, sont appelés la classe moyenne. Plus de 90 pour cent de la base de la pyramide représenterai les masses laborieuses – le prolétariat et la paysannerie.

Selon la Commission Jointe Législatif-Exécutif de la Fiscalité des Philippines en 1960, 88,3 pour cent des familles des Philippines gagnaient en dessous de 2,500 pesos; 8,0 pour cent gagnaient entre 2,500 et 4,999 pesos; 2,6 pour cent gagnaient entre 5,000 et 9,999 pesos et 1,1 pour cent gagnaient plus de 10,000 pesos. Ceux qui ont gagné plus de 100,000 pesos sont estimées etre comprise dans un dixième des un pour cent des familles philippines et ils sont connus pour détenir la part principale des actifs et revenus nationaux. Par ses propres chiffres, le gouvernement réactionnaire ne peut pas couvrir la grande disparité des revenus entre les exploiteurs et les classes exploitées. Cette disparité signifie le vide des revendications réactionnaires pour la démocratie. Depuis 1960, compte tenu de l’inflation en cours et de deux dévaluations brutales, les moyens de subsistance du peuple ont empirés de beaucoup. Le revenu des gens est tombé loin derrière la hausse des prix des produits de base.

Il peut arriver qu’une certaine personne puisse être classée dans deux catégories de classe ou plus. En raison du caractère semi-colonial et semi-féodal de l’économie, celui qui appartient à la classe des propriétaires terriens peut egalement appartenir à la grande bourgeoisie ou a la moyenne bourgeoisie. Le caractère de classe principale de cette personne peut être déterminée sur la base de sa principale source de revenus. Quand il arrive que le proprietaire terrien est en même temps un bourgeois national, ses intérêts de propriétaire terriens et ses intérêts industriels ou commerciaux sont traités séparément et correctement. Un membre de l’intelligentsia peut provenir d’une famille de propriétaire terriens, de bourgeois national ou de riche paysans et pourtant il peut en fait gagner sa vie comme un petit bourgeois urbain. Il serait alors essentiellement reconnu comme un membre de la petite bourgeoisie urbaine.

Cependant, ce n’est pas seulement le critère économique qui doit être utilisé pour classer les individus. Le caractère révolutionnaire ou contre-révolutionnaire d’un individu est développé dans le cadre de la lutte, en particulier en ce qui concerne la question de devenir un révolutionnaire prolétarien. Personne ne naît Rouge même parmi les masses laborieuses. Parmi les opprimés et exploités, il peut y avoir une poignée de crapules dont l’attitude contre-révolutionnaire les place du côté des ennemis du peuple. Parmi les membres de la petite bourgeoisie, il peut y avoir ceux qui peuvent devenir des éléments avancés de la lutte révolutionnaire. Même parmi les membres des classes exploiteuses, il peut y avoir des cas exceptionnels de personnes qui deviennent remodeler et rejoignent les rangs des révolutionnaires. Une importance particulière doit donc être accordée au critère du point de vue politique et du processus de remodelage idéologique.

Nous devons avoir une vision globale de la relation dialectique entre la base économique et la superstructure. En termes de classes et de couches, nous avons également besoin de répéter l’analyse de classe afin d’avoir une compréhension correcte des changements dans les attitudes politiques en raison des nouvelles conditions matérielles, et vice-versa. Une analyse concrète des conditions concrètes est l’âme du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Zedong.

Les Groupes Sociaux Spéciaux

Il n’y a aucun groupe social aux Philippines qui ne puisse être exclus de l’analyse de classe. Lorsque le Parti accorde une attention particulière à des groupes sociaux comme les pêcheurs, les minorités nationales, les colons, les femmes et les jeunes, il ne doit pas obscurcir le contenu de classe, mais donner une attention particulière à certaines conditions communes dont chaque groupe social a en particulier besoin.

1. Les pêcheurs sont un grand groupe social particulier en raison du caractère archipélagique des Philippines. Mis à part les pêcheurs marins, il y a aussi des pêcheurs cotiers pêchants le long de grands fleuves et des lacs. La pêche n’est pas seulement un moyen supplémentaire de subsistance pour la paysannerie. Il y a des pêcheurs à temps plein et ceux-ci peuvent être divisés en trois sections, à savoir: les pêcheurs riches, moyens et pauvres.

Les pêcheurs riches pêchent avec leurs propres bateaux à moteur, avec de grands filets et engins de pêche, achetent la force de travail des pêcheurs pauvres et gagnent plus que ce qui est suffisant pour leurs familles respectives. Les pêcheurs moyens peche avec leurs propres bateaux non motorisés, avec des filets de taille moyenne et des engins de pêche de moins bonne qualité que ceux des pêcheurs riches, et ils s’engagent uniquement dans la pêche municipale et gagnent juste assez pour leurs familles respectives. Les pêcheurs pauvres, pêche soit avec leurs propres bateaux inférieurs et engins de pêche, s’engagant principalement dans la peche cotiere et ne gagnent pas assez pour leurs familles respectives, mais doivent recourir à d’autres moyens de subsistance, le plus souvent en labourant la terre comme une occupation secondaire, ou alors ils vendent leur force de travail aux pêcheurs riches et aux pêcheurs capitalistes.

Les pêcheurs sont directement exploités par les pecheurs capitalistes americains et japonais en haute mer avec leurs grands chalutiers de pêche et leurs flottes (comprenant navires-usines et navires de stockages) qui appauvrissent les lieux de pêche, par les propriétaires terriens qui clôturent les hors de zones de pêche, par les pecheurs capitalistes locaux et par les commerçants qui dictent les prix, et par les responsables gouvernementaux abusifs qui les taxent arbitrairement en nature ou en espèces. Les pêcheurs, en particulier les pêcheurs pauvres et moyens, peuvent soutenir la lutte anti-impérialiste et anti-féodale. Ils sont très importants pour relier et défendre les îles et pour fournir de la nourriture au peuple. Ils peuvent enrichir la théorie et la pratique de la guerre populaire en développant la guerre maritime et de la guerre dans les rivières, les lacs et les estuaires.

2. Une reconnaissance spéciale doit être accordée à la nécessité d’un gouvernement autonome parmi les minorités nationales qui se chiffrent a environ cinq millions, soit environ 14 pour cent de la population. Les tribus appellées musulmanes (il est plus exact de parler d’eux comme Maguindanaos, Maranaos, Tausogs, etc.) composent la plus grande minorité, au nombre de 3,5 millions. Ils sont suivis par les tribus Igorot se chiffrant a un demi-million.

La grande majorité des minorités nationales vivent dans l’”arrières-pays” et dans les zones les plus négligées et les plus maltraitées par le gouvernement réactionnaire. Les minorités nationales ont longtemps été soumise au chauvinisme et à l’oppression chrétienne des réactionnaires. Il ne faut jamais imposer ou de donner l’impression d’imposer quelque chose au-delà de leurs besoins autonomes. Le Parti reconnaît leur droit à l’autodétermination. Ils peuvent être unis avec le reste du peuple philippin que sur une base d’égalité et le respect de leurs cultures ou de leurs races.

Les minorités nationales aux Philippines portent un fardeau plus lourd que le reste du peuple philippin. Jusqu’à présent, la plupart des Negritos vivent une vie primitive commune et sont les victimes de discrimination raciale. Les chauvins chrétiens et malais ont saisi leurs terres dans les plaines et les vallées et même jusqu’au montagnes ou ils avaient été poussés. Ces aborigènes sont maltraités et tués à volonté. Même les minorités nationales à Mindanao qui ont atteint un stade de développement social qui est pas du tout inférieur à celui atteint par le reste du peuple philippin ont été soumis à des abus des plus criminels par les chauvins chrétiens et le gouvernement réactionnaire. Les terres ancestrales des minorités ont été enlevées par les impérialistes, les compradores, les propriétaires terriens et les capitalistes bureaucrates par pure manipulation des titres fonciers et au mépris total des lois et des coutumes autochtones. L’accaparement des terres est le mal qui a été brutalement infligé à toutes les minorités culturelles autochtones aux Philippines par les grands spéculateurs fonciers, les bûcherons, les éleveurs, les compagnies minières et par les propriétaires terriens. Invariablement, ils ont été forcés de quitter leurs terres par la puissance armée. Beaucoup d’entre eux ont été poussés vers les zones les plus reculées et celles-ci peuvent être transformés en bases puissantes pour la guerre révolutionnaire.

La minorité chinoise est également soumise au chauvinisme malais aux Philippines. Par rapport à la minorité chinoise dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, celle aux Philippines est la plus petite comptant à peine 120.000 personnes (32). Le gouvernement réactionnaire rends délibérément difficile aux ressortissants chinois d’être naturalisés afin que la bande de bandits de Tchiang et les philippins capitalistes bureaucrates puissent extorquer fortement d’eux et les utiliser comme une cible toute prête aux attaques chauvines visant à détourner l’attention de l’impérialisme américain et du militarisme japonais. Ceci est souligné par le fait que le gouvernement réactionnaire supprime la clameur du peuple pour la nationalisation de toutes les entreprises étrangères, américaines et autres. Les impérialistes américains, les réactionnaires philippins, les grands agents bourgeois du gang de bandits de Tchiang et les révisionnistes modernes sont de mèche l’un avec l’autre dans ce complot fasciste visant à faire subir à la majorité des ressortissants chinois qui appartiennent à la moyenne et a la petite bourgeoisie, au semi-proletariat et au prolétariat la haine chauvine des hooligans qui ont pour cri de guerre le «nationalisme» visant a couvrir leur soumission à l’impérialisme américain.

La politique correcte envers toutes les minorités nationales est toujours de prendre un point de vue prolétarien et de faire l’analyse de classe nécessaire. Ceci est le seul moyen par lequel le Parti peut le plus profondément s’intégrer avec eux. En développant les cadres du Parti et les combattants rouges parmi les minorités nationales, le Parti peut renverser non seulement l’état fantoche dans son ensemble, mais aussi les tyrans locaux dans les territoires des minorités nationales.

3. Les colons dans les régions montagneuses et les zones forestières du pays sont un phénomène majeur en raison du caractère semi-colonial et semi-féodal de la société philippine. Ils sont importants parce qu’ils sont opprimés, sont en grand nombre et occupent un terrain favorable à la lutte armée. Il est sûr d’estimer que ceux qui ont résidé dans leurs nouvelles colonies pour pas plus de vingt ans ne sont pas moins de dix pour cent de la population paysanne de tout le pays. Dans plusieurs provinces, les colons composent en général la majorité de la population locale. Les colons dansles régions montagneuses et dans les zones forestières sont des paysans dépossédés qui ne trouvent ni emploi agricole ni emplois industriels dans les lieux d’où ils ont émigré. Bien qu’ils détiennent au premier abord de petits morceaux de terre qu’ils cultivent et qu’ils appellent les leurs, ils vivent habituellement comme des paysans pauvres ou comme des paysans moyen-inférieur et sont empêchés de gagner un titre officiel sur leurs terres par le gouvernement réactionnaire et par divers exploiteurs locaux. Ils sont souvent victimes de l’accaparement des terres, de la négligence du gouvernement, de l’usure, des manipulations des marchands, des prélèvements spéciaux par les bureaucrates et les tyrans locaux, et par le banditisme. Pour leurs propres avantages, les propriétaires terriens et les fonctionnaires du gouvernement réactionnaire fomentent souvent des conflits communautaires entre les colons et les habitants.

4. Les femmes représentent environ la moitié de la population philippine et elles sont partagées à travers les classes. La grande majorité des femmes philippines, par conséquent, appartiennent aux classes des opprimées et des exploitées. Mais en plus de l’oppression de classe, elles souffrent de l’oppression masculine. Les révolutionnaires du sexe opposé devraient déployer des efforts supplémentaires pour rendre possible une plus large participation des femmes dans la révolution démocratique populaire. Ils ne devraient pas prendre l’attitude de penser que c’est suffisant que dans les familles,seuls les hommes fassent parti du mouvement révolutionnaire. Cette attitude est en réalité féodale et cela aggraverait l’ancienne influence clannique et clericale sur les femmes si elles devaient être tenus à l’écart du mouvement révolutionnaire. Les femmes peuvent effectuer des taches révolutionnaires, ainsi que des tâches spéciales pour la révolution. Ceci est une méthode efficace pour les libérer des griffes du conservatisme féodal et aussi de la fausse représentation bourgeoise décadente des femmes comme etant de simples objets de plaisir.

5. Les jeunes composent la majorité de la population philippine. Nous avons déjà discuté longuement de la jeunesse étudiante comme appartenant principalement à la petite bourgeoisie. Nous devons garder à l’esprit que la majorité des jeunes appartiennent à la classe ouvrière et a la paysannerie. La majorité des cadres du Parti et des combattants réguliers de l’armée populaire sont en régle general jeunes. Les personnes âgées ne devraient pas être arrogante avec les jeunes et ceux-ci ne devraient pas être insolent envers les anciens. L’expérience révolutionnaire des personnes âgées devrait être bien combinée avec la vitalité révolutionnaire et le souci de la jeunesse. Il est important de compter sur la jeunesse dans une lutte révolutionnaire prolongée. La mobilisation de la jeunesse assure un flux continu de successeurs pour le mouvement révolutionnaire.

III. LA BASE DE CLASSE DE LA STRATEGIE ET DES TACTIQUES

L’analyse de classe de la société philippine détermine la stratégie et la tactique de la Révolution Philippine. Sans une vue d’ensemble des différentes classes à partir d’un point de vue révolutionnaire prolétarien, nous ne pouvons pas du tout déterminer nos vrais amis et nos vrais ennemis. Il est d’une importance décisive pour la révolution de distinguer les vrais amis des vrais ennemis. Sinon, nous sommes obligés de commettre des erreurs graves et égarant la révolution . Sur la base de notre analyse de classe de la société philippine, les forces motrices ou les amis de la Révolution Philippine sont le prolétariat, la paysannerie, la petite bourgeoisie et, à certains moments et dans une mesure limitée, la bourgeoisie nationale. Ils composent la majorité écrasante du peuple philippin qui est opprimé et exploité par l’impérialisme américain, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique. D’autre part, les objectifs ou les ennemis de la Révolution Philippine sont l’impérialisme américain et ses laquais locaux qui sont la grande bourgeoisie compradore, la classe des propriétaires terriens et les capitalistes bureaucrates. Ils composent une très petite minorité de la population. Ils ont besoin d’être renversés afin de parvenir à la liberté nationale et à la démocratie.

En poursuivant correctement une ligne de classe révolutionnaire, nous pouvons susciter et mobiliser la force la plus gigantesque pour encercler, resister contre, isoler et détruire les ennemis de la Révolution Philippine. Nous appelons l’ensemble de la nation philippine à mener une guerre de libération nationale contre l’impérialisme américain. Nous appelons les grandes masses du peuple à mener une révolution démocratique, ce qui est principallement une guerre paysanne, à détruire la base sociale féodale de la domination impérialiste.

1. La Direction de Classe et le Parti

Il ne peut y avoir de révolution réussie sans la direction correcte d’une classe déterminée. La classe dirigeante de la Révolution Philippine est aujourd’hui le prolétariat. Elle est la force productive et politique la plus avancée aux Philippines et dans le monde entier. Elle est le porte-étendard de la théorie universelle du marxisme-léninisme-pensée Mao Tsétoung, sans laquelle aucun véritable mouvement révolutionnaire ne peut se produire dans les Philippines à l’époque actuelle.

Depuis la Première Guerre mondiale et la Révolution d’Octobre, lorsque le cours de l’Histoire du monde a quitté la voie du capitalisme vers la voie du socialisme, seul le prolétariat philippin est devenu capable de comprendre pleinement et d’embrasser les aspirations patriotiques et progressistes de l’ensemble du peuple philippin. Après la Seconde Guerre mondiale, la libération nationale du peuple chinois et d’autres peuples ainsi qu’après la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, le rôle historique du prolétariat philippin comme la classe dirigeante de la Révolution Philippine a de plus en plus pris chaire.

Durant ces trois dernières décennies, c’est la classe dans la société philippine qui a osé conduire le peuple sur la voie de la lutte armée révolutionnaire contre leurs oppresseurs et les exploiteurs étrangers et locaux. C’est la classe qui a acquis une expérience profonde et des leçons dans la pratique concrète de la Revolution Philippine.

Par sa nature de classe, le prolétariat est capable de donner une direction révolutionnaire, non seulement à court terme mais aussi à long terme, jusqu’à ce que l’étape du communisme soit atteinte. Il dirige maintenant l’étape actuelle de la révolution démocratique populaire et il dirigera également l’étape suivante de la révolution socialiste.

Le Parti Communiste des Philippines est l’incarnation la plus avancée et le principal instrument de la direction révolutionnaire du prolétariat philippin dans l’accomplissement de sa mission historique. Il est composé des éléments les plus avancés du prolétariat et, par conséquent, il est l’expression concentrée de la force idéologique, politique et organisationnelle du prolétariat en tant que classe dirigeante.

Sans ce parti révolutionnaire, il ne peut y avoir aucun mouvement révolutionnaire. Il est responsable de l’application correcte de la théorie universelle du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Zedong aux conditions concrètes de la société philippine. Sa direction et ses politiques pratiques déterminent le cours du mouvement révolutionnaire. Agissant en tant qu’état-major de la Révolution Philippine, le Parti veille à ce qu’une stratégie et une tactique correcte porter la cause révolutionnaire vers l’avant.

Bien que le prolétariat soit relativement faible dans une société semi-coloniale et semi-féodale comme celle des Philippines, le Parti Communiste des Philippines en tant que son détachement le plus avancé se mêle profondément aux larges masses du peuple et se construit comme une force invincible au cœur de l’ensemble du mouvement révolutionnaire de masse. Le parti lie fermement le prolétariat avec la paysannerie et aussi avec d’autres classes et groupes révolutionnaires aux Philippines. En fournissant une direction prolétarienne à la paysannerie, le parti peut brandir une forte armée populaire comme son arme principale et peut développer la base pour brandir une autre arme puissante: le front uni national de toutes les classes et couches révolutionnaires.

Pleinement préoccupé par le danger du révisionnisme moderne et par la ligne révisionniste contre-révolutionnaire persistante des Lavas et Tarucs, le Parti mène infatigablement un mouvement de rectification pour se purifier des erreurs passées ainsi que des actuels.

2. La Force Principale et la Lutte Armée

La force principale de la Révolution Philippine est la paysannerie. C’est la plus grande force de masse dans un pays semi-colonial et semi-féodal. Sans son soutien puissant, la révolution démocratique populaire ne pourra jamais réussir. Son problème ne peut qu’être un problème principal de la révolution démocratique populaire. C’est seulement en agissant sur ce problème que le prolétariat et son parti peuvent susciter et mobiliser les masses paysannes.

Il n’y a pas d’autre solution au problème paysan que de mener la lutte armée, mener la révolution agraire et de construire des bases d’appuis révolutionnaires. Dans le cadre de la réalisation de la lutte révolutionnaire pour la terre comme un moyen de réaliser le contenu democratique principal de la Révolution Philippine, la tâche centrale de l’ensemble du mouvement révolutionnaire national est de saisir le pouvoir politique et de le consolider est également effectué. Les principaux contingents armés de la Révolution Philippine ne peuvent être soulevée qu’en menant une guerre paysanne. Ainsi, il est inévitable que la grande majorité des combattants rouges de la Nouvelle Armée Populaire ne peuvent venir que de la paysannerie.

Il serait erroné qu’un Parti Communiste dans un pays semi-colonial semi-féodal de mettre la principale priorite de son travail de masse dans les villes plutôt que dans les campagnes. Faire ainsi serait se tromper soit en commettant une erreur opportuniste de “gauche” d’essayer de prendre le pouvoir principalement sur la base de la force des masses du prolétariat dans les villes sans un soutien adéquat de la paysannerie ou commettre une erreur opportuniste de droite de compter indéfiniment sur la lutte parlementaire et sur compromis sans scrupules avec les impérialistes et les classes dirigeantes comme les renégats révisionnistes locaux tentent maintenant de le faire.

C’est dans le respect du développement inégal de la société philippine que la priorite principale devrait être mise sur la lutte révolutionnaire à la campagne et secondairement sur la lutte révolutionnaire dans les villes. En tout temps, la lutte révolutionnaire dans la ville et à la campagne devrait être bien coordonnée. Mais nous ne devons jamais oublier l’element central qui est que c’est à la campagne où les maillons les plus faibles de la puissance politique de l’ennemi doivent être trouvés et où les forces armées populaires ont la zone la plus large de manœuvre pour epuiser pièce par pièce les forces contre-revolutionaires armées et en les détruisant étape par étape.

La ligne stratégique du président Mao d’encercler les villes par les campagnes devrait être mise en œuvre avec assiduité. C’est à la campagne où l’ennemi peut être contraint a déployer ses forces finement et a etre attirés dans des zones où l’initiative est tout à fait entre nos mains. Bien qu’au début, l’ennemi nous encercle stratégiquement a dix contre un, nous pouvons à notre tour l’encercler tactiquement a dix contre un. À long terme, la vague de guerre tournera sûrement contre lui alors que ses forces réelles diminueront et il deviendra politiquement difficile de les reconstituer. En tout temps, il sera obligé de déployer une très grande force militaire même pour la simple défense statique de ses villes, de ses camps principaux et des grandes lignes de communication et de transport. À long terme, ses forces militaires parasitaires et passives deviendront désespérément impliquées dans les luttes de factions entre classes réactionnaires.

A la campagne, nous pouvons développer plusieurs fronts de combat, allant de la qualifications de zones de guérilla jusqu’à celle de base d’appui. Ce faisant, nous devons toujours faire confiance et compter sur les masses, car la révolution est la tache des masses. Nous devons toujours compter principalement sur les paysans pauvres, les paysans moyens-inferieurs et toutes les sections du prolétariat et du semi-proletariat trouvés à la campagne. En outre, nous devons gagner les paysans moyens et neutraliser les paysans riches pour isoler et détruire les principaux piliers de la féodalité et tous les autres tyrans locaux.

En créant nos bases d’appuis, nous comptons sur une base de masse solide, une bonne organisation du Parti, une assez forte armée rouge, un terrain favorable aux opérations militaires et des ressources économiques suffisantes pour assurer leur subsistance.

Nous pouvons transformer les zones les plus en retard a la campagne en des bastions des plus avancés politiquement, économiquement et culturellement de la révolution. Nous pouvons créer un régime armé indépendant a la campagne, même avant de vaincre l’ennemi dans les villes. C’est seulement sur la base d’acquis démocratiques solides à la campagne que la revolution peut avancer. En raison du développement inégal de la société philippine, la révolution démocratique populaire ne peut se développer que de manière inégale.

Ainsi, il faudra une guerre populaire prolongée pour provoquer une révolution profonde dans tout le pays.

3. L’Alliance de Base et le Front Uni National

C’est l’alliance de base de la classe ouvrière et de la paysannerie qui sert de base stable au front national uni. C’est seulement en construisant une telle alliance que des forces intermédiaires comme la petite bourgeoisie et la bourgeoisie nationale peuvent être attirés dans un front national uni pour isoler les irréductibles ennemis. Le front national uni sert la ligne politique du Parti que la Révolution Philippine est essentiellement une révolution des masses laborieuses contre l’impérialisme américain, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique.

Grâce au front national uni, le Parti étend largement son influence politique et gagne le soutien le plus large des masses et d’autres classes et couches progressistes. A la base de cette vaste entreprise sont les efforts du prolétariat pour construire sa force indépendante à travers la lutte armée soutenus principalement par la paysannerie. Le vraie front uni pour la révolution démocratique populaire est celui qui est favorable à la lutte armée.

C’est une vieille idée vénéneuse qui est toujours propagée par les révisionnistes contre-révolutionnaires que le front uni l’est principalement pour la lutte parlementaire. Ils veulent propager la vieille erreur qui a frappé le Front Populaire, l’Alliance Démocratique et le Mouvement pour la Promotion du Nationalisme. Le Front Populaire a été limitée à être une campagne basée dans les villes pour le boycott des produits japonais et un moyen pour les élections réactionnaires avant la guerre et est devenu, à long terme, un simple instrument de l’impérialisme américain et du gouvernement fantoche du Commonwealth. L’Alliance Démocratique a été organisé principalement pour soutenir la lutte parlementaire d’une direction du Parti qui désarma la Hukbalahap après la guerre et l’a converti en ligue d’anciens combattants et en une organisation paysanne légale. Le Mouvement pour la Promotion du Nationalisme est aujourd’hui un instrument des renégats révisionnistes.Lavas et autres opportunistes ne souhaitent qu’obtenir des postes au sein du gouvernement réactionnaire en raison de leur réputation de «nationaliste».

Les révisionnistes contre-révolutionnaires parlent démagogiquement de la nécessité d’une unité «absolue» au sein d’une organisation formelle du front uni national défini. Ceci est une mauvaise idée parce que dans le réel front uni, il y a toujours à la fois l’unité et la lutte sur la base d’intérêts de classes variables et le front uni n’a pas toujours à avoir une organisation formelle définitive. Le prolétariat et le parti doivent toujours maintenir la direction, l’indépendance et l’initiative dans le front uni comme ils reconnaissent l’indépendance et l’initiative de leurs alliés et leur font des concessions à condition qu’il existe un accord sur un programme général qui correspond à la ligne générale et au programme de la révolution démocratique poplaire et que ces concessions ne portent pas atteinte aux intérêts fondamentaux des masses laborieuses.

C’est avec une référence particulière à la bourgeoisie nationale que le Parti est fortement conscient de la nécessité de l’unité et de la lutte dans le front uni. Cette classe a un double caractère, un aspect étant révolutionnaire et l’autre aspect réactionnaire. C’est un opportunisme “de gauche” de rejeter cette classe comme complètement contre-révolutionnaire et c’est un opportunisme de droite de l’embrasser comme etant complètement révolutionnaire. La politique correcte est de s’unir à elle seulement dans la mesure où elle prend en charge la révolution à un moment donné, et en même temps de critiquer de manière appropriée pour ses hésitations ou tendance à trahir la révolution. Cette politique nous gardera toujours vigilants.

Au cours de l’examen du rôle des différentes forces motrices de la Révolution Philippine, il a été précisé que les trois armes de la Révolution Philippine sont le Parti Communiste des Philippines, la Nouvelle Armée Populaire et le front uni national. Dit autrement, c’est le Parti Communiste des Philippines, représentant le prolétariat, qui brandit les deux puissantes armes de la lutte armée et du front uni.

IV. LES TÂCHES DE BASE DE LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE POPULAIRE

Le Programme pour la Révolution Démocratique Populaire aux Philippines, qui est le programme du Parti Communiste des Philippines, définit globalement les tâches générales et spécifiques non seulement du parti révolutionnaire prolétarien, mais aussi de l’ensemble du mouvement révolutionnaire de masse. Sous forme de résumé, nous indiquerons les tâches de base de la révolution démocratique populaire.

La tâche centrale de la révolution philippine dans le stade actuel est le renversement de l’impérialisme américain, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique, la prise du pouvoir politique et sa consolidation. Notre but est de libérer la nation philippine de l’oppression étrangère et aussi les grandes masses du peuple philippin, en particulier la paysannerie, de l’oppression féodale.

1. Dans le Domaine Politique

Tous les efforts doivent être déployés pour atteindre à la fois une révolution nationale, principalement contre l’impérialisme américain, et une révolution démocratique contre le féodalisme et les marionettes fascistes. La dictature réactionnaire conjointe de la grande bourgeoisie compradore, de la classe des propriétaires terriens et des capitalistes bureaucrates doit être renversé et remplacé par le système de l’État démocratique populaire qui est la dictature du front uni du prolétariat, de la paysannerie, de la petite bourgeoisie, de la bourgeoisie nationale et de tous les autres patriotes.

Une république de démocratie nouvelle, qui est sous la direction du prolétariat et qui harmonise les intérêts de toutes les classes et couches révolutionnaires remplacera la république fantoche présente qui n’est rien d’autre qu’une création de l’impérialisme américain et un instrument coercitif des classes exploiteuses. Elle ne doit ni être une dictature bourgeoise, ni une dictature du prolétariat mais une dictature conjointe de toutes les classes et des couches révolutionnaires sous la direction du prolétariat.

Du niveau national du gouvernement jusqu’au niveau provincial ou celui du district, il y aura des congrès ou des conférences populaires. Aux niveaux inférieurs, il y aura également des organes directeurs représentatifs. A chaque niveau, les représentants du peuple seront élus selon un système de suffrage universel et égal. Le principe du centralisme démocratique devra etre le principe central d’organisation de la République Démocratique Populaire des Philippines.

En avançant vers le système de l’État démocratique populaire, les bases révolutionnaires doivent être développées afin d’établir un régime indépendant alors même que l’Etat compradore-propriétaire terriens-bureaucrate n’a pas encore été complètement renversé dans le pays. Le gouvernement démocratique populaire peut être établi la où le peuple a triomphé sous la direction révolutionnaire prolétarienne. Ici peut être établie une dictature du front uni et la démocratie populaire. Des comités révolutionnaires peuvent être mis en place dans les barrios, les usines, les écoles et d’autres domaines comme embryon ou organes réels du pouvoir politique dans tout le pays.

2. Dans le Domaine Militaire

Le pouvoir est au bout du fusil. Ce n’est pas avant la destruction des forces armées contre-révolutionnaires, y compris des troupes de l’agresseur étranger, les troupes fantoches et toutes sortes de gangs meurtiers que pourra etre mise en place un régime indépendant à la campagne ou système d’Etat démocratique populaire dans tout le pays.

La Nouvelle Armée Populaire devra être le pilier du système de l’Etat démocratique populaire. Il a maintenant pour tâche principale la prise du pouvoir politique et sa consolidation. Il doit toujours servir le peuple et le défendre contre leurs ennemis.

Toutes les formes de forces armées populaires doivent avoir un caractère de masse et doivent être dirigée par le prolétariat et son Parti. Les principales formes sont les forces mobiles régulieres, les guérilleros populaire et la milice populaire. Elles sont tirés principalement des rangs de la paysannerie.

Des bases d’appui révolutionnaires et des zones de guérilla doivent être créées d’abord a la campagne. C’est ici que l’ennemi doit être vaincu avant la saisie définitive du pouvoir dans les villes. La Nouvelle Armée Populaire avancera par vagues successives sur une période prolongée de temps pour détruire l’ennemi dans tout le pays.

3. Dans le Domaine Economique

Le principe de l’autonomie doit être mis en œuvre dans les affaires économiques alors même que nos forces révolutionnaires continuent de construire des bases d’appuis rurales et des zones de guérilla. Nous devons nous engager dans la production et ne pas nous limiter aux revenus et aux dépenses en fonction des contributions, des confiscations ou des obligations de guerre. Nous devons utiliser nos ressources à bon escient en suivant strictement le style de vie simple et de travail acharné.

Nous devrons confisquer les biens des impérialistes, des classes exploiteuses et des traîtres au profit des masses prolétariennes et semi-proletariennes. L’Etat devra gerer toutes les entreprises nationalisées et toutes les sources de matières premières et d’énergie. Toutes les entreprises qui ont un caractère monopoliste devront être prise en charge. Le secteur economique de l’Etat devra avoir un caractère socialiste et constituera la principale force de l’ensemble de l’économie nationale. La bourgeoisie nationale sera autorisée à développer la production capitaliste, mais seulement dans la mesure où elle ne dominera ou entravera pas les moyens de subsistance du peuple philippin

Les terres des propriétaires terriens seront distribués sans frais aux paysans qui ont peu ou pas de terre. Le principe de l’égalisation des propriété foncières sera mis en œuvre. Des entreprises coopératives seront crées entre les propriétaires-cultivateurs et d’autres petits producteurs comme une première étape vers le socialisme. Une riche économie paysanne sera autorisée sous un délai raisonnable. Même les propriétaires terriens qui n’ont pas commis de crimes publics devront avoir la possibilité de gagner leurs vies, bien qu’ils ne seront pas mis dans une position de décider ou d’influencer des décisions.

Avant la victoire nationale du mouvement révolutionnaire, les organes dirigeants du parti et du gouvernement de base devront decider des politiques économiques appropriées dans les bases d’appuis et jouxtant les zones de guérilla sur la base de leurs situations concrètes. Ils veilleront à ce que, avant qu’une réforme économique ne soit entreprise dans une certaine région, il y ai suffisamment de cadres et d’organisations révolutionnaires pour assurer le bon ajustement des intérêts entre les classes populaires.

4. Dans le Domaine Culturel

La révolution philippine ne peut avancer d’un pas sans le réveil général des larges masses du peuple. Le concept de démocratie populaire ou de démocratie nationale d’un type nouveau doit imprégner les activités culturelles du mouvement révolutionnaire de masse. Une culture nationale, scientifique et de masse doit submerger et renverser la culture impérialiste, féodale et anti-populaire qui prévaut actuellement. Le système éducatif du plus bas au plus haut niveau devrait etre si démocratique qu’il ne facturerai aucun frais que ce soit aux étudiants.

Une culture nationale révolutionnaire doit être propagée dans le but d’opposer l’oppression impérialiste et de faire respecter la dignité et l’indépendance de la nation philippine. Elle doit répudier la culture décadente du colonialisme, de l’impérialisme et du néo-colonialisme. Il faut adopter certaines formes culturelles traditionnelles et modernes et laisser impregner ceux-ci avec le contenu qui améliorera la révolution nationale-démocratique. Il faut établir des liens avec les cultures socialistes et nouvelle-démocratiques des autres nations. Ce qui est progressif dans les cultures étrangères devrait être assimilé et adapté aux conditions nationales. En même temps, le respect doit être accordée à la culture et aux coutumes des minorités nationales. La vérité universelle du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung peut prendre vie aux Philippines que si elle est intégrée avec les conditions locales et acquiert une forme nationale définitive. L’utilisation de la langue nationale doit être encouragée pour accélérer la propagation d’une culture nationale révolutionnaire.

Une culture scientifique doit être propagée dans le but d’opposer l’idéalisme réactionnaire prodiguées par l’impérialisme et par le féodalisme et egalement les superstitions qui persistent encore. Un front uni de la pensée scientifique du prolétariat et des aspects progressistes du matérialisme bourgeois et des sciences naturelles peut être fait. Mais en tout temps, la théorie du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Tsétoung doit être le noyau central de cette culture scientifique. Elle devrait servir de guide pour le mouvement pratique des masses révolutionnaires, ainsi que pour le remoulage idéologique des intellectuels. Dans le domaine de l’action politique, nous pouvons avoir un front uni anti-impérialiste et anti-féodal avec des gens un peu idéaliste ou même les religieux, bien que nous ne pouvons pas approuver leurs idéalismes ou leurs doctrines religieuses. Nous ne devons pas permettre à des controverses religieuses d’entraver le progrès de la révolution.

Une culture qui appartient vraiment aux grandes masses du peuple, parce qu’elle est anti-impérialiste et anti-féodale, devrait se propager. Ce devrait être une culture révolutionnaire et démocratique, expressive des luttes héroïques et des aspirations des masses laborieuses. Les cadres du domaine culturel devrait être comme des commandants mènant une révolution culturelle avec les masses qui serait leurs bataillons culturels. Ils devraient continuellement relier les connaissances plus impartie à eux avec les connaissances générales qu’ils confèrent aux masses. Ils devraient toujours chercher à elever les normes culturelles alors même que leur préoccupation fondamentale est la popularisation. Ils doivent tirer expérience des masses des exemples typiques et les impregner avec un contenu idéologique supérieur. Les ouvriers révolutionnaires, les paysans et les combattants devraient être les héros de cette culture de masse. Le révisionnisme moderne n’a pas sa place dans les rangs de la révolution et doit être soigneusement combattue.

5. Dans le Domaine des Relations Extérieures

En menant la lutte révolutionnaire, le Parti communiste des Philippines est très conscient de la lutte contre l’impérialisme américain, contre le social-impérialisme soviétique et toute réaction sous le grand principe de l’internationalisme prolétarien et sous la grande politique du front uni international. Chaque fois que possible, des relations directes avec les partis frères, avec des mouvements révolutionnaires et avec les pays socialistes comme la République Populaire de Chine et la République Populaire d’Albanie doivent être établies.

Lorsque la République Populaire Démocratique des Philippines sera mis en place, elle devra ouvrir et entretenir des relations diplomatiques et commerciales avec tous les pays qui respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale du peuple philippin et qui se livrent à de telles relations pour un bénéfice mutuel. Ils devront respecter les Cinq Principes de la Coexistence Pacifique. Tous les traités inégaux et des arrangements avec la bourgeoisie internationale dirigée par l’impérialisme américain devront être immédiatement abrogées.

Les relations les plus proches et les plus sinceres seront encouragée avec les Etats socialistes frères, les partis et tous les mouvements révolutionnaires combattant l’impérialisme, le révisionnisme moderne et toute réaction.

V. LA PERSPECTIVE DE LA REVOLUTION PHILIPPINE

Il a déjà été précisé que la Révolution philippine comporte deux étapes. La première étape est celle de la révolution démocratique populaire. La deuxième étape est celle de la révolution socialiste. La révolution philippine a donc une perspective socialiste.

Le facteur politique le plus important dans la transition de la démocratie populaire au socialisme est la direction de la classe prolétarienne basée sur l’alliance ouvrier-paysan. Le prolétariat, à travers son détachement le plus avancé, le Parti Communiste des Philippines, est chargé de créer les conditions pour le socialisme ou pour la transformation de la dictature démocratique populaire vers la dictature du prolétariat. Comme dans la lutte pour la prise du pouvoir, la classe ouvrière repose principalement sur les grandes masses des paysans et des ouvriers agricoles pauvres et inferieurs-moyens pour la consolidation de la dictature du prolétariat et pour la transformation socialiste de la base économique.

En vertu de la démocratie populaire, il devra déjà exister des facteurs économiques pour la construction du socialisme. Ces facteurs sont les secteurs de l’Etat et les coopératives sectorales dans l’industrie et l’agriculture. Ils doivent être promus et developpés par le prolétariat afin de créer la base économique pour le socialisme. Le capitalisme national et la riche économie paysanne se développeront, mais seulement dans certaine mesure limitée et ils constitueront seulement une partie de l’ensemble de l’économie. De plus en plus, le prolétariat et son parti révolutionnaire doivent veiller à ce que les ouvriers, les paysans et les soldats révolutionnent la superstructure afin de la faire correspondre à sa base matérielle. Nous aurons recours à la grande révolution culturelle prolétarienne à plusieurs reprises pour garder la couleur politique des Philippines Rouge.

En tout temps, l’armée populaire doit être maintenue comme le principal pilier du système étatique démocratique populaire, puis de l’Etat socialiste. Il doit protéger les personnes et l’Etat des ennemis internes et externes, et doit toujours donner un soutien aux révolutionnaires prolétariens et aux masses dans leurs luttes. Il doit toujours rester la grande école pour les jeunes philippins pour devenir les successeurs de la Révolution Philippine.

Nous sommes à l’époque où l’impérialisme va à son effondrement total et ou le socialisme est en marche vers sa victoire mondiale. Tous les peuples qui luttent contre l’impérialisme, le révisionnisme moderne et toute réaction créent les conditions pour l’avènement du socialisme dans plusieurs pays. La révolution prolétarienne mondiale avance vigoureusement. Ce facteur international hate l’avancement de la révolution démocratique populaire et par la suite l’avènement du socialisme aux Philippines. A ce stade, la théorie universelle du Marxisme-Léninisme-Pensée Mao Zedong et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ont déjà eu un impact incalculable sur la pratique concrète de la révolution philippine. La révolutionnarisation des 700 millions de Chinois a transformé la République Populaire de Chine en un bastion de fer du socialisme. Nous sommes très chanceux d’être si près du centre de la révolution prolétarienne mondiale et aussi du champ de bataille anti-impérialiste principal qui est l’Indochine.